Schéma d’installation de la vidéosurveillance
Comprendre l’architecture d’un système de vidéosurveillance : caméras, moniteur,
enregistreur, routeur, modem internet, accès distant, alarme et transmission des images.
UV10
Télésurveillance
Vidéoprotection
Caméras IP
Objectif de révision
Identifier les éléments d’une installation vidéo, comprendre leur rôle et savoir expliquer
la différence entre une architecture simple et une architecture avancée avec alarme.
Pourquoi connaître le schéma d’une installation vidéo ?
Un agent de prévention et de sécurité peut être amené à exploiter un système de vidéosurveillance
ou de vidéoprotection : visualiser des images, comprendre le fonctionnement du poste, signaler une anomalie,
utiliser un moniteur ou repérer les limites d’une installation.
Le but n’est pas de transformer l’APS en installateur réseau, mais de lui donner les repères essentiels :
quels éléments composent le système, comment les images circulent, quel est le rôle de l’enregistreur,
et comment un accès distant peut être organisé.
Le support original présente une approche technique de la caméra, les différents matériels de vidéosurveillance,
puis deux exemples d’architecture : une installation simple et une installation avancée couplée à une alarme.
Le bon réflexe APS
Sur le terrain, l’agent doit surtout comprendre où se trouvent les caméras,
où les images sont visualisées, comment elles sont enregistrées, qui peut y accéder
et comment signaler un défaut de fonctionnement.
Résolution, image et conformité du système
Une caméra de vidéosurveillance sert à capter des images d’une zone surveillée.
Le support rappelle que la qualité de l’image est un point essentiel : une caméra doit produire
une image exploitable, notamment lorsqu’il s’agit d’identifier une personne ou d’analyser une situation.
Le PDF cite notamment la définition 4 CIF, soit 704 × 576 pixels, ainsi que la notion de vignette
de visage de 90 × 60 pixels pour l’identification. Il rappelle aussi l’importance du nombre d’images
par seconde selon la situation filmée.
Image exploitable
Une caméra doit fournir une image suffisamment nette pour être utile en exploitation.
Vignette visage
Le visage doit être suffisamment représenté dans l’image pour permettre l’identification.
Responsabilité
Le support rappelle que l’utilisateur du système est responsable de sa conformité.
Point examen
Une caméra mal placée ou avec une image inexploitable ne remplit pas correctement son rôle.
Le matériel doit être choisi selon la zone, la luminosité, la distance et l’objectif de surveillance.
Les composants principaux d’une installation
Une installation de vidéosurveillance peut être simple ou complexe, mais elle repose généralement
sur quelques éléments clés : une ou plusieurs caméras, un écran de visualisation, un enregistreur
et éventuellement une alarme ou un système d’accès distant.
| Élément | Rôle | Lecture APS |
|---|---|---|
| Caméra | Capte les images d’une zone surveillée. | L’agent doit connaître les zones couvertes et les angles morts. |
| Moniteur | Permet de visualiser les images en direct. | Il peut s’agir d’un écran dédié, d’un ordinateur ou d’un autre support. |
| Enregistreur | Stocke les images pour une consultation ultérieure. | L’agent peut devoir signaler une panne, une perte d’image ou une absence d’enregistrement. |
| Alarme | Complète le système en signalant une anomalie ou une intrusion. | Elle peut déclencher une levée de doute ou orienter la surveillance caméra. |
Les principales caméras utilisées en vidéosurveillance
Le support présente plusieurs modèles de caméras. Le choix dépend du lieu, de la luminosité,
du niveau de discrétion, du besoin de dissuasion, de la résistance aux dégradations et de la possibilité
de piloter la caméra à distance.
Reliées à un enregistreur, un PC ou un moniteur.
Fonctionnent via récepteur vidéo ou réseau sans fil.
Permettent de voir dans l’obscurité.
S’adaptent à la luminosité du lieu surveillé.
Pivotent, zooment et peuvent être pilotés à distance.
Conçues pour résister aux agressions et dégradations.
Visibles, souvent dissuasives, parfois placées en caisson.
Étanches, prévues pour les intempéries et variations de température.
Critères de choix
Le PDF rappelle que la luminosité, la qualité de l’image et la taille de l’objectif
sont des critères importants dans le choix du matériel.
Moniteur, écran et enregistreur
Le moniteur permet de visualiser les images captées par les caméras. Il peut s’agir d’un écran dédié,
d’un ordinateur, d’un smartphone ou d’un autre support. Certains moniteurs permettent d’afficher
plusieurs flux en même temps.
L’enregistreur permet de conserver les images pour une consultation ultérieure. Le support distingue
notamment le stockeur numérique, l’enregistreur numérique et l’enregistreur IP.
| Type d’enregistrement | Fonction | Intérêt pour l’exploitation |
|---|---|---|
| Stockeur numérique | Enregistre les images sur disque dur. | Permet une consultation simple des images stockées. |
| Enregistreur numérique | Visualise, enregistre et relit les images. | Recherche plus facile des images enregistrées. |
| Enregistreur IP | Fonctionne avec un logiciel de gestion des caméras. | Adapté aux entreprises en réseau et aux installations connectées. |
Comment les images sont transmises ?
Le support explique que la télésurveillance peut s’appuyer sur un réseau IP.
Les éléments du système peuvent être reliés par câble Ethernet ou par Wi-Fi.
Les caméras sont connectées à un routeur, lui-même relié à un modem internet.
Les images peuvent ensuite être consultées à distance via un ordinateur, un téléphone ou un moniteur.
L’accès distant doit être sécurisé par un identifiant et un mot de passe, avec des droits différents
selon les utilisateurs.
Capte l’image et l’envoie sur le réseau.
Distribue les connexions entre les éléments du système.
Permet la connexion à internet.
Permet de visualiser les images depuis un autre lieu.
Point de vigilance
L’accès distant ne doit pas être libre. Les droits d’accès doivent être limités selon les missions :
tout le monde n’a pas vocation à consulter toutes les caméras ou toutes les images enregistrées.
Architecture simple et architecture avancée
Le support propose deux exemples : une architecture simple reposant sur des caméras IP,
un routeur, un modem internet et un écran distant ; puis une architecture avancée couplée à un système d’alarme.
Elle comprend les éléments essentiels permettant la captation, la transmission et la visualisation des images.
- une ou plusieurs caméras IP ;
- un routeur ;
- un modem internet ;
- un écran local ou distant.
Elle ajoute une logique de détection, d’alarme, de commande domotique et de transmission automatisée.
- détecteur de mouvement ;
- centrale d’alarme ;
- commande domotique ;
- caméras IP, routeur, modem ;
- téléphone ou écran distant.
Fonctionnement avancé
Dans une architecture couplée à l’alarme, le détecteur repère une anomalie,
transmet l’information à la centrale, qui peut déclencher l’alarme, l’éclairage,
l’envoi de messages et l’enregistrement des caméras.
Cas pratique : perte d’image au poste de sécurité
Au poste de sécurité, l’agent constate qu’une caméra extérieure n’apparaît plus sur le moniteur.
Il ne doit pas se contenter d’ignorer l’anomalie : cette perte d’image peut créer un angle mort
ou empêcher une levée de doute.
Que doit faire l’agent ? Il doit appliquer les consignes du site, vérifier ce qui est à sa portée,
signaler l’anomalie et renforcer si nécessaire la surveillance de la zone.
Son rôle n’est pas forcément de réparer, mais de comprendre l’impact sécurité et de tracer le dysfonctionnement.
Identifier la caméra concernée et la zone qui n’est plus visible.
Vérifier les éléments prévus dans les procédures du site sans sortir de son rôle.
Alerter le responsable, la maintenance ou le prestataire selon l’organisation.
Inscrire le dysfonctionnement en main courante ou dans l’outil prévu.
PDF du cours : schéma d’installation de la vidéosurveillance
Le support original présente l’approche technique de la caméra, les composants du système,
les types de caméras, le moniteur, l’enregistreur, le réseau IP et les architectures simple ou avancée.
Synthèse : ce qu’il faut retenir
Un système de vidéosurveillance repose sur une chaîne simple : capter l’image, la transmettre,
la visualiser, l’enregistrer et éventuellement la consulter à distance.
Elles captent les images des zones surveillées.
Il permet la visualisation directe ou distante.
Il conserve les images pour une recherche ultérieure.
Il relie les éléments et permet l’accès distant sécurisé.
Tester ses connaissances sur l’UV10 électronique
Après cette fiche, entraînez-vous sur les questions APS liées à l’électronique,
à la télésurveillance et à la vidéoprotection.
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